A Softer Apocalypse: The Devil Wears Prada Reinvent Themselves on Flowers EN/FR
Band: The Devil Wears Prada
Album Title: Flowers
Label: Solid State Records
Release Date: November 14, 2025

EN
The Devil Wears Prada, a leading band in the 2000s metalcore scene, releases Flowers, their ninth album. An album that, according to Jeremy DePoyster, vocalist (clean vocals) and guitarist, summarizes their twenty-year career:
“The highs, the lows, an awareness of what it means to be human, tossed about through the chaos that life constantly throws at us. This is us at our peak, in songwriting, in raw and authentic lyricism, deep introspection, and a desperate attempt to connect with anyone who shares our feelings.”
FR
The Devil Wears Prada, groupe phare de la scène metalcore des années 2000, sort Flowers, son neuvième album. Un album qui, selon Jeremy DePoyster, chanteur (voix claire) et guitariste, résume leurs vingt ans de carrière :
« Les hauts, les bas, une prise de conscience de ce que signifie être humain, ballotté à travers le chaos que la vie nous réserve sans cesse. C’est nous à notre apogée, dans l’écriture de chansons, dans un lyrisme brut et authentique, une introspection profonde et une tentative désespérée de créer un lien avec quiconque partage nos sentiments. »
EN
In the introduction (That Same Place), a female voice lays out the premise of Flowers: “I always thought that if I managed to get everything I dreamed of, I would surely finally be happy.” But all of that was just a dream, which has now come to an end…
The Devil Wears Prada, now at their peak, make this bitter observation: no matter love, friends, family, or professional success, there always remains a dark side within each of us, a place where flowers never grow. A melancholic side in some, for whom moments of joy don’t have as much flavor as when they lose control (the theme of the song “So Low“).
A self-destructive side, regardless of social standing, that fills one with remorse and prevents any cry for help (Everybody Knows), whether from loved ones or from any god (TDWP started as a Christian band, but has now distanced itself from that, this is the theme of the song “Eyes“). The lyrics are quite dark, then, despite a “flourishing” period for them, but as they confess, they only know how to write sad things…
Musically, it can’t be said that this sums up their twenty-year career… Flowers is a continuation of Color Decay, with clean vocals that completely overshadow Mike Hranica‘s screams. A total role reversal compared to their earlier albums.
The breakdowns, sometimes growled, Mike‘s deathcore screams, and Jeremy‘s sung passages, in an emo post-hardcore style (sporadic at the time), have given way to a more pop-oriented and dominant vocal style. The screams are still there, but now more often in backing vocals, lurking in the shadow of Jeremy‘s vocals. This combination of vocals nevertheless gives the band a beautiful harmony and a new and genuine musical identity, as heard on tracks like Flowers Never Grow or My Paradise. A sound now unique to TDWP since the album *The Act* (2019), which contrasts sharply with the usual clean vocal/screaming ping-pong of the metalcore scene.
FR
Dans l’introduction (That Same Place), une voix féminine pose le postulat de départ de Flowers : « J’ai toujours pensé que si je réussissais à avoir tout ce dont je rêvais, je serais surement enfin heureuse. Mais tout cela n’était qu’un rêve qui a désormais pris fin… »
The Devil Wears Prada, arrivés à leur prime, font ce constat amer : peu importe l’amour, les amis, la famille ou la réussite professionnelle, il demeure toujours des parts sombres en chacun de nous, un endroit où les fleurs ne poussent jamais (Where the Flowers Never Grow).
Un côté mélancolique chez certains, pour qui les moments de joie n’ont pas autant de saveur que lorsqu’ils perdent le contrôle (thème du titre So Low). Un côté autodestructeur, peu importe sa condition sociale, qui emplit de remords et qui empêche tout appel à l’aide (Everybody Knows), que ce soit vers nos proches ou vers un dieu quelconque (TDWP a commencé comme un groupe chrétien, mais s’en écarte désormais, c’est le thème du titre Eyes). Des paroles assez sombres donc, malgré une période « florissante » pour eux, mais comme ils le confessent, ils ne savent écrire que des choses tristes…
Musicalement, on ne peut pas dire que cela résume leurs vingt ans de carrière… Flowers est dans la continuité de Color Decay, avec un chant clair qui prend complètement le dessus sur les screams de Mike Hranica. Une totale inversion des rôles par rapport à leurs premiers albums.
Les breakdowns, parfois en growl, le scream deathcore de Mike et les passages chantés, style emo post-hardcore (sporadiques à l’époque) de Jeremy, ont laissé place à un chant plus pop et prédominant. Les screams sont toujours là, mais désormais plus souvent en backing vocals, tapis dans l’ombre du chant de Jeremy. Une association des chants qui donne tout de même une belle harmonie et une nouvelle et vraie identité musicale au groupe, comme par exemple sur Flowers Never Grow ou My paradise. Un son désormais propre à TDWP depuis l’album The Act (2019), qui tranche avec le ping-pong habituel chant clair/scream de la scène metalcore.
EN
Longtime fans will still find familiar elements, particularly on All Out, which serves as a bridge between the old and new TDWP, or on the massive breakdown of When I’m Gone, a song written by Jeremy during a period of forced separation from his wife Emma Boster, singer of Dying Wish (they were touring at the same time), or the numerous breakdowns sprinkled throughout, veritable trademarks of the Dayton band since its inception, even if they are now more subdued…
The evolution is undeniable, even unsettling for some fans. An interview with Revolver even mentions a song titled Play the Old Shit, absent from the version of the album we have (a mystery…), which is supposedly a kind of open letter from the band to longtime fans regretting this change. A new era started in 2019 with the arrival of Jonathan Gering, keyboardist, songwriter, and now producer of the band. This shift is particularly noticeable in the use of synthesizers and a new wave/synth-pop sound, as heard on tracks like The Silence and Eyes, the piano on The Wave (a song reminiscent of Snow Patrol), and the Eurodance sound on Cure Me. This change echoes Bring Me The Horizon‘s trajectory towards a more mainstream approach to their music, with the arrival of a multi-instrumentalist keyboardist who gradually transformed the band’s sound and eventually produced the albums, for better or for worse, depending on individual tastes.
FR
L’ancien fan s’y retrouvera tout de même parfois, notamment sur All Out, qui est une sorte de pont entre l’ancien et le nouveau TDWP, ou encore sur le breakdown énorme de When I’m Gone, chanson écrite par Jeremy lors d’une période d’éloignement forcé avec sa femme Emma Boster, chanteuse de Dying Wish (ils tournaient en même temps) ou les nombreux breakdowns distillés ici et là, véritables marques de fabrique du groupe de Dayton depuis ses débuts, même s’ils sont désormais plus soft…
L’évolution est certaine, voire dérangeante pour certains fans. Une interview de Revolver évoque même une chanson intitulée Play the Old Shit, absente de la version de l’album que nous avons (mystère…) et qui serait une sorte de lettre ouverte du groupe aux anciens fans regrettant ce changement. Une nouvelle ère initiée depuis 2019 et l’arrivée de Jonathan Gering, claviériste, songwriter et désormais producteur du groupe, avec notamment beaucoup de synthés et de sonorités assez new wave / synth pop comme sur The Silence ou Eyes, du piano sur The Wave (chanson qui rappelle Snow Patrol), ou encore un son eurodance sur Cure Me. Un changement qui rappelle la trajectoire de Bring Me The Horizon dans l’approche plus mainstream des morceaux, avec l’arrivée d’un claviériste multi-instrumentiste qui, peu à peu, transforme le son du groupe et finit par produire les albums, pour le meilleur ou pour le pire, selon les goûts de chacun…
EN
In any case, it’s a deliberate revolution that works remarkably well. Where the Flowers Never Grow, Everybody Knows, Ritual, Eyes andWhen You’re Gone are indeed excellent tracks with impeccable production, making this new-look TDWP a resounding success, even if the near-complete shift towards the mainstream will likely confuse the long-time fanbase.
A TDWP, as they themselves say, at their peak, but they must be careful not to fall into pathos and tired commercialism with titles like So Low, For You or Cure Me, which flirt dangerously with that limit…
FR
Une révolution en tout cas assumée et qui fonctionne formidablement bien. Where the Flowers Never Grow, Everybody Knows, Ritual, Eyes, When You’re Gone sont en effet d’excellents morceaux à la production impeccable et qui font de ce TDWP nouvelle formule une belle réussite même si le virage à 360 degrés, ou presque, vers le mainstream déroutera sûrement la vieille fanbase.
Un TDWP, comme ils le disent eux-mêmes, à leur prime, mais attention pour eux à ne pas tomber tout de même dans le pathos et le commercial éculé avec des titres comme So Low, For You ou Cure Me, qui flirtent dangereusement avec cette limite…
Article by: Laurent
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