ALBUM // Softcult – When a Flower Doesn’t Grow. EN/FR

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After four EPs Softcult finally gives us a full length album, their debut album “When a Flower Doesn’t Grow“. The Canadian twin duo formed in 2020 has been at the forefront of the latest Shoegaze Renaissance and continue to deliver powerful songs blending shoegaze with punk and grunge. Softcult conquered the public’s heart brick after brick. Their talent has been recognized across the world, they opened for well-known bands, carved their own way and got acclaimed by huge artists such as Hayley Williams or Oli Sykes.

FR
Après quatre EP, Softcult nous livre enfin un format long avec When a Flower Doesn’t Grow, son tout premier album. Formé en 2020, le duo de jumelles canadiennes s’est rapidement imposé comme l’un des fers de lance de la nouvelle renaissance shoegaze, enchaînant des titres puissants qui mêlent shoegaze, punk et grunge avec une intensité redoutable. Brique après brique, Softcult a conquis le cœur du public. Leur talent est aujourd’hui reconnu à l’international : premières parties de groupes majeurs, trajectoire indépendante affirmée, et soutiens appuyés d’artistes comme Hayley Williams ou Oli Sykes.

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We embark in this tale of self discovery and radicalization with a beautiful atmospheric intro. “Intro” feels like a fabric of silk tenderly posing on your heart. Then we continue with “Pill to Swallow“, a track that’s going to set the tone for the rest of the album. The drums are going fast as soon as the song starts. We got a dantesque chorus with fuzzy guitar and hazy voices that represents hope. It is grandiose and intense. What sets it apart is the bridge that shows how the world can be desorienting with the sounds oscillating between your headphones. 

16/25” has a way faster tempo that’s imposing. And when the bass arrives during the prechorus it is excellent.

FR
On entre dans ce récit de découverte de soi et de radicalisation par une introduction atmosphérique d’une grande beauté. Intro agit comme une étoffe de soie délicatement posée sur le cœur. Puis arrive Pill to Swallow, morceau-manifeste qui donne le ton de l’album. La batterie démarre à toute allure dès les premières secondes. Le refrain, dantesque, porté par des guitares saturées et des voix brumeuses, incarne une forme d’espoir. C’est à la fois grandiose et intense. Le pont se distingue particulièrement, traduisant la désorientation du monde moderne par des sons qui oscillent d’une oreille à l’autre, comme un vertige.

16/25 accélère encore le tempo et s’impose avec autorité. L’entrée de la basse dans le pré-refrain est tout simplement jouissive.

EN
Softcult explores really important subject matters and feminist views in different ways in this project. Which has always been their ethos. “She Said, He Said” can attest to this with its apparent rage conveyed by the heavy bass intro, the distorted voice and guitars, the not-so-subtle use of toms and the screams. Other feminine rage anthems can be found throughout this album with tracks like “Hurt Me” and “Tired”. “Hurt Me” belongs in a horror movie. It’s desorienting. It’s violent. And feels like a hellish cycle. We’ve got lots of distortion, a distant voice distorted full of rage and screams. And then the ingenious change of tempo that takes a softer approach – a grungier approach- and makes it sounds like a sort of salvation has arrived. Making it a complete song. 

Tired” takes a more punk riot girl approach. It’s an interesting song. It’s rebellious and fast like a fuse.

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Avec ce disque, Softcult aborde des thématiques essentielles et affirme des positions féministes fortes, fidèles à l’ADN du projet. She Said, He Said en est l’exemple parfait : une rage à peine contenue, portée par une intro de basse lourde, des voix et guitares distordues, l’usage appuyé des toms et des cris viscéraux. D’autres hymnes de colère féminine jalonnent l’album, notamment Hurt Me et Tired.
Hurt Me pourrait figurer dans un film d’horreur : désorientant, violent, cyclique, presque infernal. Distorsions omniprésentes, voix lointaine saturée de rage, hurlements… jusqu’à un changement de tempo brillant, plus doux, plus grunge, qui agit comme une forme de rédemption. Le morceau gagne alors toute sa dimension.
Tired, de son côté, adopte une approche plus riot grrrl et punk : un titre tendu, rebelle, qui explose comme une mèche allumée.

EN
We’re also met with surprises with songs like “I Held You Like Glass” and “When a Flower Doesn’t Grow”. Softer, they’re still very good and beautiful songs. “When a Flower Doesn’t Grow” is the closer of the album and it’s beautiful. The beginning feels like a folk song made by Phoebe Bridgers or Daughter and then comes the cathartic moment.

FR
L’album réserve aussi de belles surprises avec I Held You Like Glass et When a Flower Doesn’t Grow. Plus calmes, ces morceaux n’en restent pas moins superbes. Le titre éponyme, qui clôt l’album, est particulièrement émouvant. Son introduction évoque une ballade folk à la Phoebe Bridgers ou Daughter, avant de laisser place à un final cathartique.

EN
This album is a true statement to the scene’s evolution. It cements Softcult as one of the pillars of 2020’s Shoegaze’s renaissance movement. This story of radicalization and self discovery is such a gem and encapsulates perfectly hard and important subjects of today’s time such as feminism, female rage and the struggles of female presenting individuals. Persisting on pushing their boundaries artistically Softcult delivers a diverse and complete project.

FR
Ce disque témoigne de manière éclatante de l’évolution de la scène actuelle. Il consacre Softcult comme l’un des piliers du renouveau shoegaze des années 2020. Véritable pépite, ce récit de radicalisation et de quête personnelle aborde avec justesse des sujets brûlants de notre époque, le féminisme, la colère féminine et les luttes vécues par les personnes assignées femmes. En repoussant sans cesse ses limites artistiques, Softcult signe ici un projet riche, cohérent et profondément abouti.

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