NOFX – A–H: A Door Left Ajar, a Half-Smirk, and the Weight of Nostalgia EN/FR

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NOFX – A–H: A Door Left Cracked Open, a Half-Smirk, and Nostalgia Already Creeping In
We thought we were done with NOFX. Their farewell tour in 2024 had that vibe of a grown-up teenager swearing he’s finally done messing around… only to start all over again the following week. Most people figured it was just another Fat Mike prank, and honestly, who could blame them? But then along comes A–H, the first chapter of the A-to-Z project, a three-part dive back into four decades’ worth of tapes, demos, oddities, and songs that had been gathering dust in some drawer. For fans, the announcement was enough to spark that old flame again.
And I’ll admit it: I had a damn good time diving back in.
FR
NOFX – A–H : Une porte entrouverte, un sourire en coin, et déjà la nostalgie
On pensait avoir tiré un trait sur NOFX. Leur tournée d’adieu en 2024 avait ce parfum d’adolescent attardé qui promet qu’il arrête les conneries… pour mieux recommencer la semaine suivante. Beaucoup y voyaient une ultime blague de Fat Mike, et franchement, qui pouvait les blâmer ? Mais voilà qu’arrive A–H, premier chapitre du projet A to Z, un triptyque censé revisiter quatre décennies de bandes, de démos, de raretés et de chansons oubliées dans les tiroirs. Autant dire que pour les fans, l’annonce avait de quoi rallumer la flamme.
Et je dois l’avouer : j’ai pris un vrai plaisir à plonger dedans.

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Somewhere Between Punk Archaeology and a Coded Goodbye
A–H packs eight tracks, lined up in alphabetical order, a move that’s peak NOFX: absurd, kinda dumb, but somehow pretty endearing. You’ll run into wobbly demos, dusty live cuts, and above all a handful of unreleased songs that pretty much justify the whole series on their own.
“The Audition”, “Barcelona”, and “Cigarette Girl” are the real evidence here, tracks that never saw the light of day, bubbling up from the bottom of the discography like little air pockets escaping a jar you crack open for the first time in twenty years.
And that’s where something clicks.
Not because everything here is great, it isn’t.
But because everything feels honest.
FR
Entre archéologie punk et lettre d’adieu codée
A–H contient huit titres, rangés par ordre alphabétique, une contrainte typiquement NOFX : absurde, un peu crétine, mais finalement plutôt charmante. On y croise des démos bancales, des prises live poussiéreuses, et surtout quelques inédits qui justifient à eux seuls l’existence de cette série.
“The Audition”, “Barcelona” et “Cigarette Girl” sont les vraies pièces à conviction : des chansons jamais sorties, qui semblent remonter du fond de la discographie comme des petites bulles d’air dans un vieux bocal qu’on ouvre pour la première fois depuis vingt ans.
Et là, quelque chose fonctionne.
Pas parce que tout est bon, ce n’est pas le cas.
Mais parce que tout sonne vrai.
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“Barcelona”: the Centerpiece — and Maybe the Final Word
The unreleased track that instantly grabs your attention is “Barcelona”, written after the band officially called it quits. It’s Fat Mike at his most recognizable (and depending on who you ask, his most dangerous): blunt, bitter, a little accusatory, maybe even self-mocking. We’ll probably never really know who he’s talking to, and honestly, that’s for the best. That emotional blur gives the song a surprising depth, something almost moving.
FR
“Barcelona” : la pièce maîtresse, et peut-être le dernier mot
Le morceau inédit qui attire immédiatement l’oreille, c’est “Barcelona”, écrit après la séparation officielle du groupe. On y retrouve tout le Fat Mike que l’on aime (ou que l’on redoute) : franc, amer, vaguement accusateur, peut-être même auto-ironique. On ne saura sans doute jamais vraiment à qui il parle, et c’est très bien comme ça. Ce flou émotionnel lui donne une épaisseur inattendue, presque touchante.
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The Demos: The Value of Looking Back
The demo versions of “Don’t Count On Me” and “Generation Z” are imperfect snapshots, and that’s exactly what makes them compelling. You can hear ideas that aren’t fully shaped yet, a kind of vulnerability we haven’t associated with the band in a long time. A special nod goes to the ending of “Generation Z”, which feels rougher here, less theatrical than on First Ditch Effort. It gives you a glimpse of what the original spark might’ve been before everything got more conceptual.
“Hardcore 84”: A Toothy Little Wink
The last track in the batch, “Hardcore 84”, honestly made me grin. It’s fast, scratchy, scuffed-up, almost a caricature of what NOFX sounded like back when nobody knew who they were. A tiny blast of energy that reminds you these guys started out just like any garage band.
FR
Les démos : l’intérêt de regarder derrière soi
Les versions démo de “Don’t Count On Me” ou de “Generation Z” sont des instantanés imparfaits, mais c’est précisément pour ça qu’elles intriguent. On y entend des idées pas encore polies, une fragilité qu’on n’associe plus au groupe depuis longtemps.
Mention spéciale au final de “Generation Z”, ici plus cru, moins théâtral que sur First Ditch Effort. Ça laisse entrevoir ce qu’a pu être l’étincelle initiale avant que tout ne devienne plus conceptuel.
“Hardcore 84” : un clin d’œil avec les dents
Dernier morceau du lot, “Hardcore 84” m’a personnellement arraché un sourire : c’est rapide, râpeux, égratigné, presque une caricature de ce que NOFX faisait quand personne ne les connaissait encore. Une petite bombe d’énergie qui rappelle que ces types ont commencé comme n’importe quel groupe de garage.
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Fan Service or Scattered Farewell?
Let’s be honest: A–H isn’t a new chapter, and it’s not some sneaky comeback either. It’s an archive record, wobbly in places, uneven for sure, but one that stirs up a very real attachment.
The cynics will say they’re milking the cow one last time, maybe so. But I can’t deny how much I enjoyed going back, flipping through these fragments, hearing the rough edges, feeling all that nostalgia seep through.
And maybe that’s the whole point of the A-to-Z project: not a marketing stunt, not a revenge move, but a way of leaving the door slightly open.
Just enough for us to say goodbye without being entirely sure we want it to end.
FR
Fan service ou testament dispersé ?
On ne va pas se mentir : A–H n’est ni un nouveau chapitre, ni un retour déguisé.
C’est un album-archive, parfois bancal, souvent inégal, mais qui réveille un attachement très réel.
Les cyniques diront que la vache est encore une fois pressée jusqu’à la dernière goutte, peut-être. Mais je ne peux pas nier que j’ai aimé y retourner, feuilleter ces fragments, entendre les imperfections, sentir toute la nostalgie derrière.
Et, quelque part, c’est peut-être ça le vrai propos du projet A to Z : pas un coup marketing, pas une revanche, mais une façon de laisser la porte entrouverte.
Juste assez pour qu’on puisse dire au revoir sans être trop sûr de vouloir que ça s’arrête.

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In Short:
• For fans: yes, give it a spin, if only for “Barcelona” and “Hardcore 84.”
• For collectors: clear a spot on the shelf now, you won’t be able to pass this up.
• For skeptics: this isn’t the album that’s going to change your mind, but it’s not trying to anyway.
NOFX released A–H on December 5, 2025, and if this really is the beginning of the end, at least the journey kicks off with honesty — and a welcome touch of nostalgia.
FR
En bref :
- Pour les fans : oui, il faut l’écouter. Ne serait-ce que pour “Barcelona” et “Hardcore 84”.
- Pour les collectionneurs : préparez déjà la place sur l’étagère, vous n’allez pas résister.
- Pour les sceptiques : ce n’est pas l’album qui va vous convaincre, mais il n’essaie même pas de le faire.
NOFX est sorti A–H le 5 décembre 2025, et si c’est vraiment le début de la fin, alors au moins le voyage commence avec honnêteté, et un petit goût de nostalgie bienvenu.
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