Karnivool – In Verses: A Progressive Metal Revelation Beyond Expectations EN/FR

Band: Karnivool
Album Title: In Verses Transcendence
Label: Cymatic Records
Release Date: February 6, 2026

EN
Initially considered for few ones as a bunch ofclowns in their early days with his local band at the time, Ian Kenny made the radical decision in the late 90s to replace the members of his band and change style, moving from nu metal to progressive metal. He named the band Karnivool in reference to this period so as not to forget where they came from and the pitfalls they had to avoid…

You might boo me because I really have no right to review this album, not being a fan at all, neither of progressive metal nor of Tool, and not even knowing Karnivool before this album… But when something touches the sublime, one can only bow down, listen humbly, and in a way ask for forgiveness… So I’m going to talk about it with the words of a novice, without references or knowledge, but simply with the legitimacy of the heart, and apologies in advance to lovers of the genre, but you’re not my target audience. You, already fans of the genre, don’t need convincing; you would talk about it much better than I could anyway… My review is for others, for fans of music that this genre usually gives them hives, and for all those who might not feel concerned by this release. So, here is this In Verses, whose initials, for the uninitiated like us, form the Roman numeral IV, reminding us, despite a thirteen-year hiatus, that this is indeed their fourth album…

FR
Pris en quelque sorte pour des clowns à leurs tout débuts avec son groupe local de l’époque, Ian Kenny prit la décision radicale à la fin des 90 de remplacer les membres de son groupe et de changer de style, passant du nu metal au metal progressif. Il nommera le groupe Karnivool en référence à cette période afin de ne pas oublier d’où ils venaient et les pièges qu’ils devaient éviter…

Vous allez pouvoir me huer car je n’ai vraiment aucune légitimité à chroniquer cet album, n’étant pas du tout un fan, ni de metal progressif, ni de Tool, et ne connaissant même pas Karnivool avant cet album… Mais voilà, quand cela touche au sublime, on ne peut que s’incliner, écouter humblement et en quelque sorte demander pardon…  Je vais donc en parler avec mes mots de néophyte, sans références, ni savoir mais juste avec la légitimité du cœur et pardon d’avance aux amoureux du genre mais vous n’êtes pas ma cible, vous, déjà aficionados du genre, pas besoin de vous convaincre, vous en parleriez de toute façon bien mieux que moi… Ma chronique s’adresse aux autres, aux fans de musiques à qui ce genre donne habituellement des boutons et à tous ceux qui ne se sentiraient pas concernés par cette sortie. À vous, donc, voici In Verses, dont les initiales, pour les ignorants que nous sommes, forment le chiffre romain IV, pour nous rappeler, malgré treize ans d’absence, que c’est bien leur quatrième album qui vient de sortir…

EN
A sample, reminiscent of a haunted house movie soundtrack, kicks off the album (clever, given the title is Ghost), then Steve Judd launches into a drum rhythm followed by a fairly classic progressive metal guitar melody that leads me to believe that, based on my understanding of the genre, the track will last twelve minutes and that this album will bore me to tears… But Karnivool isn’t your average progressive metal band, and it’s surely thanks (paradoxically) to their past as local nu-metal clowns that newcomers like me will find something to enjoy, because when it starts, it really takes off! A veritable explosion of masterful riffs and technically brilliant guitar work shared between Drew Goddard, the other founding member of the band, and Mark Hosking. And when Ian Kenny’s voice kicks in, it sweeps everything away. His voice is a blend of Maynard James Keenan of Tool and Pete Loeffler of Chevelle (as on “Remote Self Control,” for example), a magnificent voice that, on quieter tracks like “Conversations,” “Reanimation,” and especially “Opal,” reveals its full sensitivity and boundless potential. It definitively ended to convince me to dive completely into this album which wasn’t initially made for me…

FR
Un sample, style musique de film de maison hantée, lance l’album (malin vu que le titre s’appelle Ghost), puis Steve Judd entame un rythme de batterie suivi par une mélodie à la guitare de métal progressif somme toute classique qui me laisse penser que, dans l’idée que j’ai de ce style, le morceau va durer douze minutes et que cet album va m’ennuyer profondément…  Mais, Karnivool n’est pas un groupe de métal prog comme les autres, et c’est surement grâce (paradoxalement) à leur passé de clowns locaux de nu métal que les non-initiés comme moi y trouveront leur compte, car quand ça démarre, ça part fort ! Une véritable explosion de riffs maîtrisés et de parties de guitares bien techniques partagées entre Drew Goddard, l’autre membre fondateur du groupe, et Mark Hosking. Et quand la voix de Ian Kenny démarre, elle embarque tout. Mélange de Maynard James Keenan de Tool et de Pete Loeffler de Chevelle (comme sur Remote Self Control par exemple), une voix magnifique qui, sur des morceaux plus calmes, comme sur Conversations, Reanimation et surtout Opal, montre toute sa sensibilité et son potentiel infini. Elle a définitivement fini de me faire plonger totalement dans cet album qui n’était pourtant pas pour moi…

EN
The Australians offer indeed a completely revitalized progressive metal sound, with, for example, few guitar solos, except when Guthrie Govan, a legendary guitarist of the genre, makes an appearance on “Reanimation,” or on “Salva,” where his solo isn’t quite a solo, as it’s uniquely combined with bagpipes.  Solos make room for complex rhythmic sections typical of the genre, but above all for much more modern and heavy guitar riffs, especially when the music really picks up the pace, like when “Ghost” truly kicks in, or on tracks like “Aozora” and “Animation.” Special mention also goes to Jon Stockman on bass and drummer Steve Judd, whose synergy is perfect throughout the album. They deliver a masterclass, particularly on “Aozora” and “Animation,” which must unleash a hell of a wall of bass and guitars live.

FR
Les Australiens nous proposent un metal progressif totalement dépoussiéré avec par exemple peu de solos de guitare, sauf lorsque Guthrie Govan, guitariste de légende du style, s’invite sur le titre Reanimation ou bien encore sur Salva, mais avec un solo pas tout à fait solo car associé de façon très originale à une cornemuse. Ils laissent la place à des parties rythmiques compliquées classiques au genre, mais surtout à des riffs de guitare bien plus modernes et lourds, notamment lorsque cela décide d’appuyer, comme lorsque Ghost démarre vraiment ou bien encore sur Aozora ou Animation. Mention spéciale également pour Jon Stockman à la basse et le batteur Steve Judd dont l’osmose est parfaite tout au long de l’album, ils nous livrent une masterclass, notamment sur Aozora et Animation qui doivent envoyer un sacré mur de basse et de guitares en live…

EN
This album, *In Verses*, is a progressive metal album accessible to all. A true feat in our metal scene with its 100,000 subgenres, it will obviously win over fans of the genre, but also, and perhaps more importantly, everyone else. It will certainly delight Tool fans with several tracks, such as “Drone,” the album’s first single, “Conversations,” and “Animation.” Karnivool offers us a true musical gem of technical finesse and super-powerful riffs (from guitars but also bass) which, combined with the extraordinary voice of Ian Kenny, makes it one of the albums not to be missed at the beginning of this year.

FR
Ce In Verses est un album de métal progressif accessible à tous. Véritable prouesse dans notre métal aux 100 000 genres, il convaincra évidemment les fans du genre mais aussi et surtout tous les autres. Il ravira évidemment les fans de Tool sur pas mal de titres comme sur Drone, le premier single de l’album, Conversations ou encore Animation. Karnivool nous offre un véritable bijou musical de finesse technique et de riffs surpuissants (de guitares mais aussi de basse) qui, associé à la voix extraordinaire de Ian Kenny, en fait un des albums à ne surtout pas manquer en ce début d’année.

Article by: Laurent

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