Mac DeMarco at Krakatoa in Bordeaux: The Big Return, Thirteen Years Later EN/FR

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Mac DeMarco – Krakatoa, Bordeaux – September 11, 2026

It had been more than thirteen years since Mac DeMarco last played in Bordeaux. His previous appearance in the city dated all the way back to May 2013, so naturally, the crowd showed up in force on September 11, 2026. The timing made the night even more special, as the show took place just days after the newly revamped Krakatoa opened its doors, a modern, beautifully designed venue with impressive acoustics that immediately did justice to the Canadian artist’s music.

FR
Mac DeMarco – Krakatoa, Bordeaux – 11 septembre 2026

Il aura fallu attendre plus de treize ans pour revoir Mac DeMarco à Bordeaux. Son dernier passage dans la ville remontait à mai 2013, alors forcément, ce 11 septembre 2026, le public a répondu présent en nombre. D’autant que le concert se déroule dans un Krakatoa fraîchement inauguré quelques jours plus tôt : une nouvelle salle à l’aménagement moderne et particulièrement réussi, avec surtout une acoustique qui fait immédiatement honneur à la musique de l’artiste canadien.

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Listening to DeMarco’s often mellow, laid-back, and dreamy songs, you might expect him to be just as low-key onstage. Not even close. From the moment he walks out, he brings a completely different kind of energy. He’s constantly moving, making his way across the stage and regularly breaking into loose, off-kilter dances, almost like a puppet with its strings cut. It makes for a pretty hilarious contrast with the gentle nature of his music.

Before really getting things underway, he even takes the time to introduce each of his musicians one by one, something you don’t see all that often, and a small gesture that immediately sets the tone for the night. There’s very little distance between DeMarco, his band, and the crowd.

Throughout the show, DeMarco keeps the interaction with the audience going. He jokes around, chats with the crowd, and maintains a genuine sense of connection, always with plenty of humor and warmth. But underneath that easygoing attitude is someone who clearly knows how to command a stage. His energy is contagious, and it doesn’t take much for him to get the entire Krakatoa on board.

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À l’écoute de ses morceaux, souvent doux, nonchalants et enveloppants, on pourrait facilement imaginer un Mac DeMarco relativement calme sur scène. Il n’en est rien. Dès son arrivée, il impose une énergie complètement différente. Il bouge sans cesse, traverse la scène et se lance régulièrement dans des danses déstructurées, presque comme un pantin désarticulé. Un contraste assez savoureux avec la douceur de son répertoire.

Avant même d’entrer véritablement dans le vif du sujet, il prend d’ailleurs le temps de présenter ses musiciens un par un. Un geste finalement assez rare pour être souligné, et qui donne immédiatement le ton de la soirée : ici, pas de distance particulière entre l’artiste, son groupe et le public.

Tout au long du concert, Mac DeMarco multiplie les interactions avec la salle. Il plaisante, échange et entretient une proximité constante avec les spectateurs, toujours avec beaucoup d’humour et de bienveillance. Mais derrière cette apparente décontraction se cache surtout quelqu’un qui sait parfaitement tenir une scène. Son énergie est communicative et il n’a aucun mal à embarquer le Krakatoa avec lui.

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As for the setlist, it’s hard to ask for much more. Plenty of fan favorites make the cut, without the show ever feeling like a simple greatest-hits run. A few welcome surprises are sprinkled throughout the night, keeping things fresh all the way through.

One of those surprises comes midway through the set, when DeMarco invites his photographer, Yuki Kikuchi, onstage to sing No Other Heart. It’s an unexpected moment that fits perfectly with the loose, spontaneous atmosphere that has defined the show from the start.

The hour-and-a-half set flies by almost ridiculously fast. Maybe a little too fast: by the time it comes to an end, we would have happily stuck around for another hour. The encore is decidedly low-key, consisting of just one song, but it’s enough to bring the night to a close without leaving any of the truly essential tracks behind.

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Côté setlist, difficile également de demander beaucoup mieux. Les grands classiques de son répertoire sont au rendez-vous, sans pour autant transformer le concert en simple succession de morceaux attendus. Quelques belles surprises viennent ponctuer la soirée et permettent au set de conserver son rythme jusqu’au bout.

L’une d’elles arrive au milieu du concert lorsque Mac DeMarco invite son photographe, Yuki Kikuchi, à le rejoindre pour interpréter No Other Heart. Un moment inattendu qui colle parfaitement à l’ambiance décontractée et spontanée installée depuis le début de la soirée.

Une heure et demie s’écoule ainsi avec une facilité assez déconcertante. Peut-être même un peu trop vite : lorsque le set touche à sa fin, on aurait volontiers signé pour une heure supplémentaire. Le rappel, lui, reste particulièrement sobre avec une seule chanson, mais cela suffit à refermer une soirée durant laquelle aucun morceau véritablement emblématique n’aura été laissé de côté.

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Returning to Bordeaux after thirteen years away, Mac DeMarco really didn’t need to do much more. A generous setlist, a band given plenty of room to shine, an unpredictable yet endearing stage presence, and a constant ability to connect with the audience all serve as a reminder that, beyond the familiar softness of his songs, the Canadian musician is a natural performer.

And after an hour and a half in his company, the only real complaint might also be the biggest compliment we could give him: it was way too damn short.

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Pour son retour à Bordeaux après treize années d’absence, Mac DeMarco n’avait finalement pas besoin d’en faire beaucoup plus. Une setlist généreuse, un groupe parfaitement mis en valeur, une présence scénique aussi imprévisible qu’attachante et cette capacité permanente à créer un lien avec son public : le Canadien rappelle surtout qu’au-delà de la douceur familière de ses chansons, il est un véritable homme de scène.

Et après une heure et demie passée en sa compagnie, le seul véritable reproche que l’on pourrait formuler est probablement le plus flatteur : c’était beaucoup trop court.

Photos by Cook Le Berre

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